En 2016 : Faites ce que vous craignez !

apprendre à oser

 « La peur n’évite pas le danger » dit le dicton, je compléterais même par « elle le crée ! ».

Partant de ce principe, on peut se demander pourquoi, la majeure partie du temps nous nous laissons gouverner par nos peurs ?

Un jour, un de mes clients particulièrement agoraphobe (peur des espaces ouverts) décide de se suicider, car sa vie est devenue un enfer. Imaginez !  Sortir de chez lui était devenu pour son cerveau malade de sa peur, un vrai danger de mort. Rester cloitré chez lui ne lui apportait aucune satisfaction. Il considéra donc qu’il n’avait plus de raison de vivre.

Il décida donc de se suicider en en se rendant en voiture jusqu’à la montagne voisine. Il était convaincu de ne pas pouvoir terminer le trajet, pensant que son cœur survolté lâcherait. Curieusement, il parvint à destination et son cerveau effaça instantanément la phobie. Cinq ans après, il partait faire une randonnée dans le désert et développait une réelle estime de soi.

Dans mes formations « communication adaptative ou communication dauphin » dont vous trouverez les éléments sur le site flowmanagement.fr, une des plus grandes difficultés de mes stagiaires consiste à dire à quelqu’un qui pue, qu’il pue !

« Comment vous n’y pensez pas ! Jamais je n’oserais ! C’est tellement délicat ! » disent-ils.

Une des solutions proposée par les stagiaires pour régler le problème est d’envoyer la personne soit vers les RH (après tout il faut bien que le service RH serve à quelque chose…), soit vers le médecin du travail. Solution de la petite lâcheté ordinaire.

Lorsque je suis confrontée à cette réaction, la première question que je pose c’est :

« De quoi avez-vous peur ? De quoi avez-vous vraiment peur ? » et en fonction de leurs réponses, j’ai pu les classer selon 5 grandes peurs :

  • Peur d’être ignoré
  • Peur d’être humilié
  • Peur d’être abandonné
  • Peur d’être trahi
  • Peur d’être traité injustement

“J’ai appris que le courage n’est pas l’absence de peur, mais la capacité de la vaincre “ (Nelson Mandela)

Avoir des peurs est humain, ne pas les affronter c’est mettre en place des comportements d’évitement ou de compensation, qui à l’usage, nous feront perdre plus d’énergie que l’affrontement de notre peur.

Pour un manager, ne pas affronter ses peurs peut induire des comportements tels que :

  • une incapacité à recadrer un collaborateur.
  • une fuite constante devant les responsabilités.
  • une ancienneté exceptionnelle, souvent au même poste car ayant peur des nouvelles responsabilités, ce n’est pas lui qui demandera à évoluer…

Pour l’entreprise, s’appuyer sur de tels managers, c’est prendre le risque de :

  • Développer des non-relations ou des relations à « faux-culisme aigu »
  • Développer des comportements de « Parapluie » (j’envoie des email à tout le monde comme ça je me protège…)
  • Dépenser des milliers d’euros en recherche et développement, sans jamais faire aboutir les projets par manque de prise de risque…

Apprendre à Oser

 C’est être capable de transmettre un message clair, de faire valoir ses droits sans agressivité ni revendication, de fédérer et de donner envie d’Agir ensemble.

Pour cela l’entreprise doit mettre en place de nouveaux comportements qui favorisent la confiance, l’innovation, la prise de risque adaptée…

En développant une communication bienveillante vos managers provoquerons un effet Pygmalion* qui développe le potentiel de chacun et permet ainsi de générer plus  d’implication, de performance et d’innovation. Grâce à ce nouvel état d’esprit, votre quête de l’excellence est atteignable et réalisable : vos managers peuvent répondre à des objectifs clairs et précis, fédérer leurs équipes et manager dans l’enthousiasme ! Ils deviennent des managers du 21ème siècle, et sont en mesure de mettre en place le Flow Management.

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