effet Pygmalion

La légende de Pygmalion

Pygmalion est un humble mortel qui se promène dans un bois. Distraitement, il a ramassé un morceau de bois qu’il est en train de sculpter au cours de sa promenade. Peu à peu, il constate qu’il a sculpté une statue de femme. Cette statue lui semble si belle qu’il en tombe amoureux. Il souhaiterait par-dessus tout qu’elle devienne un être humain. Alors, il s’assied sur un tronc d’arbre et se met à implorer les dieux et plus spécialement ” Venus “ pour que celle-ci se transforme vraiment en une femme. Vénus, devant tant de passion et de conviction exauce son vœu.

Cette légende illustre bien le processus ” Pygmalion “ qu’on peut définir comme la capacité à avoir des attentes positives vis-à-vis d’autrui. Plusieurs expériences réalisées en psychosociologie ont confirmé l’impact du regard sur le comportement d’autrui. Le ” mauvais oeil ” affaiblit. Le ” bon oeil ” rassure, répare et amplifie.

En réalité, l’idée que l’on se fait de l’autre influence directement notre comportement et les siens.

Ainsi un manager qui pensent que ses collaborateurs sont « nuls » aura de fortes  chances d’avoir des collaborateurs qui ne prendrons pas d’initiatives et qui auront tellement peur de l’échec qu’ils feront des erreurs !

Robert Rosenthal, qui a effectué ces recherches sur l’influence de nos attentes sur le comportement des autres, a essayé de découvrir les facteurs objectifs qui provoquent ce résultat. Il en a trouvé 4 dans le cas des professeurs qui attendent de certains élèves qu’ils réussissent mieux que d’autres :

  • L’environnement émotionnel est beaucoup plus chaleureux
  • Leurs résultats leurs sont communiqués plus souvent
  • L’enseignement fourni est plus large et d’un niveau supérieur
  • Ils sont incités beaucoup plus à répondre et surtout à questionner

Ce phénomène est aussi appelé « la prédiction auto-déterminante. On peut constater ces mêmes mécanismes auprès des managers. Le seul fait d’attendre beaucoup d’une personne, d’avoir confiance en ses capacités, de le regarder avec bienveillance produit un effet positif. Cette attitude donne davantage de chance de réussir à ceux que l’on encadre.

Le manager met alors en œuvre des comportements positifs tels que :

  • Maintenir de bonnes relations
  • Communiquer les indicateurs de réussite ou de progrès
  • Faire circuler les connaissances techniques ou autres
  • Laisser une marge d’initiative et d’innovation